Campagne VHC

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Campagnes VHC

L’hépatite C (VHC) est une maladie infectieuse qui s’attaque au foie. Ce virus est transmissible par le sang. Les traitements proposés actuellement permettent de guérir cette maladie. Les personnes qui s’injectent ou qui sniffent des drogues sont particulièrement concernées par la transmission de ce virus. On estime que sur les 16 millions de personnes qui s’injectent des drogues dans le monde, 10 millions (soit 67%) sont atteintes par le VHC. Les pays pratiquant une politique très répressive à l’encontre des consommatrices et consommateurs (incarcération, pas d’accès à du matériel d’injection stérile, …) sont les plus touchés par l’épidémie (Chine, USA, Russie) [1].

En Suisse, depuis plus de vingt ans, la politique drogue, communément appelée politique des 4 piliers[2], a permis le développement de prestations de réduction des risques comme les espaces de consommation (par exemple, Quai 9, à Genève) et l’échange de matériel d’injection (dans des centres spécialisés ou en prison, par exemple). Ces mesures ont contribué à la diminution de la transmission du VHC parmi les consommatrices et consommateurs de psychotropes; des efforts ont également été menés pour encourager le dépistage de la maladie et le suivi du traitement. En Suisse, la prévalence du VHC parmi les personnes qui s’injectent des drogues a fortement et régulièrement diminué ces dernières années, même si elle reste élevée. En 2000, 58% des injecteurs rapportaient être positifs au VHC; en 2011, ce taux était de 32.9%[3].

Dans le canton de Vaud, les données[4] montrent une légère recrudescence de la prévalence du VHC dans les années 2008-2012; certaines pratiques, comme le partage du matériel d’injection, sont en augmentation. Pour répondre à cette situation préoccupante, le Programme de prévention des maladies transmissibles – Echange de matériel stérile pour les personnes toxicodépendantes (PPMTMS) a lancé une campagne de prévention VHC dans les institutions vaudoises.

 Extrait du Zoom numéro 40, Une maladie silencieuse, l’hépatite C, Mai 2014.

[1] L’impact négatif de la guerre contre la drogue sur la santé publique : l’épidémie cachée de hépatite C, Rapport de la Commission Globale de Politique en matière de Drogues, 2013, p. 4. Plus d’infos sur http://www.globalcommissionondrugs.org .

[2] Les 4 piliers sont : Prévention ; Thérapie ; Réduction des Risques ; Répression et régulation du marché. Pour plus d’infos, se référer au site de l’OFSP, http://www.bag.admin.ch .

[3] Lociciro S, Gervasoni JP, Dubois-Arber F. Enquête auprès des usagers de drogues, clients des structures à bas-seuil d’accès (SBS) en Suisse. Tendances 1993-2011. Lausanne, IUMSP, 2013, Raison de santé 220, p. 30.

[4] Gervasoni JP, Luyet S, Blanc J, Lociciro S, Lucia S, Arnaud S, Gummy C, Huissoud T, Dubois-Arber F, Toxicomanie dans le canton de Vaud : sixième période d’évaluation 2008 – 2012, IUMSP ; Lausanne, 2013, Raison de Santé, 204, pp. 32-36.