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Matériel de prévention développé pour les campagnes 2013 à 2016

 

affiche2013 affiche2015 Affiche 2016

Les affiches de la campagne 2013, 2015 et 2016 ont été réalisées par Boris Jeanmaire.

Mauvais choix → Film d’animation (2013)

Ce film, écrit et réalisé par Boris Jeanmaire avec le soutien du Rel’aids (Fondation Le Relais), aborde la question du risque de transmission du VHC lié au partage du matériel d’injection. Le focus est mis sur le fait que, même si deux personnes sont porteuses de la maladie, elles ne doivent pas partager leur matériel d’injection car elles risquent une sur-infection. Initialement prévu pour être diffusé dans les lieux d’accueil des institutions, ce film a finalement plutôt été utilisé par les professionnel-le-s en face à face pour initier la discussion sur les prises de risques lors de consommation en groupe.

Ce clip de 45 secondes est traduit en espagnol, italien, allemand, anglais et arabe.

 « En tant que consommateur en rémission, j’ai eu envie de prévenir les consommateurs contre les fausses idées qui font prendre de vrais risques » Boris Jeanmaire

Radio FM-R → Webradio communautaire (2013 et 2015)

Ce projet a été conçu et réalisé par des consomm’actrices et consomm’acteurs avec le soutien de l’équipe du Rel’aids (Fondation Le Relais). Ces émissions, vivantes et originales, donnent tour à tour la parole à des personnes qui consomment ainsi qu’à des professionnel-le-s des addictions et des maladies infectieuses (champ social et médical). En 2013, les quatre émissions d’une trentaine de minutes, portent sur : L’hépatite C, c’est quoi ? ; Les modes de contamination ; Le traitement et ses effets ; Prévention et réduction des risques. Ce projet, qui a suscité un vif intérêt aussi bien de la part des personnes concernées que des professionnel-le-s, a été reconduit. En 2015, l’émission était intitulée Campagne hépatite C et montre l’hépatite du côté des malades.

Lien pour écouter les émissions de 2013 et de 2015.

image3038Poster A0_08.05.2014

L’affiche de la radio FM-R et un poster de la campagne 2013 qui a été présenté dans le cadre de la Conférence européenne de réduction des risques 2014 à Bâle.

Flyer (2015)

Ce Flyer, écrit et réalisé par Boris Jeanmaire avec le soutien du Rel’aids (Fondation Le Relais) et de la Policlinique d’addictologie/CHUV (Centre Saint-Martin), aborde la question du risque de transmission du VHC et présente un appareil à ultrasons qui permet de mesurer le niveau de fibrose du foie. Cet appareil remplace les biopsies et est sans douleur.

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Boîte à questions (2015)

Une boîte à question sur le thème de l’hépatite C a été mise à disposition des patient-e-s de la Policlinique d’addictologie/CHUV (Centre Saint-Martin).

Pourquoi vous nous faites attendre des mois avant de nous traiter ?

Car l’indication du traitement est le résultat d’une évaluation médicale qui se fait sur plusieurs rendez-vous avec aussi le soutien de votre réseau de soin.

Pourquoi les assurances ne prennent pas en charge tous les malades qui ont l'hépatite C ?

Car les traitements coûtent extrêmement cher et ce sont les assurances maladies qui décident des critères de remboursement.

Il faut que la fibrose soit à un stade modéré (score F2 par fibroscan) ou avancé (score F3-F4) pour que le traitement soit remboursé.

Quelle sont les nouvelles études sur la contamination par voie sexuelle et autres ?

Le virus de l’hépatite C n’est normalement pas transmis lors de relations sexuelles orales, mais des risques existent toutefois pendant la menstruation et en cas de blessures ou lors des saignements pendant les rapports sexuels. Afin d’exclure tous les risques, il faut toujours utiliser le préservatif afin de se protéger contre les différentes maladies sexuellement transmissibles. Les risques de contagion sont augmentés lors des menstruations et lors de l’existence d’autres maladies sexuellement transmissibles.

Quels sont les effets bénéfiques et secondaires du traitement ?

Avec les nouveaux traitements, la guérison de l’hépatite C est assurée dans 98% des cas avec très peu d’effets secondaires. Aussi la diminution des complications liées à la maladie chronique (fatigue, cirrhose et cancer du foie, etc). Globalement, le traitement permet de retrouver et préserver la santé sur le plan individuel et de couper la transmission à grande échelle.

Peut-on attraper l'hépatite C avec une paille (sniff) ?

Oui, on peut attraper l’hépatite C si on partage sa paille. La paille peut créer des micro-lésions des muqueuses nasales (contact avec le sang), il ne faut donc jamais partager sa paille.

D’ailleurs, tout le matériel de consommation (cuillère, filtre, eau, surface utilisée pour préparer l’injection, seringue) est à risques, ainsi que le matériel pour fumer ou inhaler (pipe, paille, etc)

Le mot d’ordre est : Chacun son matériel individuel et à usage unique.

Si une personne a l'hépatite C, est-il possible d'avoir des enfants ? est-ce qu'ils vont l'attraper ?

Si la future mère à une hépatite chronique, le risque de transmission à l’enfant est faible (moins de 6%) et dépend de la charge virale (virémie). Toutefois, une prise de sang doit être faite en prévoyance d’une grossesse afin de connaître le taux de virémie de la femme et envisager la prise en charge la plus adéquate.

Combien coûte un traitement et est-ce que les assurances demandent au bénéficiaire de payer le 10% ?

Les prix des nouveaux traitements sont variables (au moins 16 mille francs par mois en 2015) et dépendent de l’association de molécules requises en fonction du génotype viral (VHC 1, 2,3 ou 4) à traiter et le niveau d’atteinte hépatique (score de fibrose par moyen du fibroscan). L’assurance maladie de base peut demander au bénéficiaire une participation maximale de 700.- CHF selon le décompte annuel de l’assuré. L’échéance de ce paiement est négociable avec l’assureur.

C'est quoi l'hépatite C ?

L’hépatite C est une maladie du foie causée par un virus. Le virus de l’hépatite C peut entraîner à la fois une infection hépatique aiguë et une infection chronique, dont la gravité est variable, pouvant aller d’une forme bénigne qui dure quelques semaines à une maladie grave qui s’installe à vie.

Il paraît qu'un nouveau médicament est sorti dernièrement ? Est-il plus sûr que l'Interféron ?

Il existe plusieurs nouveaux traitements d’action antiviral directe (DAA’s) qui permettent d’augmenter l’efficacité et de guérir une proportion plus élevée de personnes que les anciens traitements à l’interferon. Néanmoins, les DAA’s peuvent être associées à la ribavirine et à l’interféron dans certains cas cliniques.

Et les résultats pourraient-ils nous être envoyés par mail ?

Si nous n’envoyons pas les résultats par e-mail c’est parce qu’ils sont confidentiels et que les données peuvent s’égarer. Nous préférons aussi rencontrer nos patients afin d’avoir une discussion et partager autour du sujet ensemble et de vive voix.

Si vous souhaitez rencontrer un médecin pour vous faire un contrôle dans le but d’un traitement d’une hépatite C, demandez à votre référent de vous coordonner un rendez-vous avec le médecin somaticien de la Policlinique d'addictologie (anciennement Centre Saint-Martin).

Si vous voulez discuter et rencontrer d’autres personnes déjà traitées pour une hépatite C à la Policlinique d'addictologie (anciennement Centre Saint-Martin) dans un cadre non médical, prenez des renseignements du groupe de parole hépatite C dans l’accueil.

 Quelques photos de la campagne VHC 2015

Camp_Hep_C_2015 (1) Camp_Hep_C_2015 (2)

Centre Saint-Martin, à Lausanne

ZB 025 ZB 022 ZB 020

Zone Bleue, à Yverdon-les-Bains

Poster de la campagne 2016

Pour en savoir plus

Rapports suisses

Toxicomanie dans le canton de Vaud : sixième période d’évaluation 2008-2012 ; Gervasoni JP, Luyet S, Lociciro S, Lucia S, Arnaud S, Gumy C, Huissoud T, Dubois-Arber F. Lausanne : IUMSP, 2013. Raisons de santé 204.

Enquête auprès des usagers de drogue, clients des structures à bas-seuil d’accès (SBS) en Suisse. Tendances 1993-2011. Lociciro S, Gervasoni JP, Dubois-Arber F. Lausanne : IUMSP, 2013. Raisons de santé 220.

Site INFODROG www.infodrog.ch , informations, organisation de formation pour les professionnels des addictions, matériel de prévention, flyers, films, etc.

Rapport international

L’impact négatif de la guerre contre la drogue sur la santé publique : l’épidémie cachée d’Hépatite C, Rapport de la commission globale de politique en matière de drogues, 2013, www.globalcommissiondrug.org

Communiqué de presse

La criminalisation de l’usage de drogues alimente l’épidémie d’Hépatite C, véritable bombe virale à retardement. http://www.grea.ch/publications/criminaliser-lusage-de-drogues-alimente-lepidemie-dhepatite-c-0